la manufacture de l'image


  maison d'édition de livres d'art contemporain
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ÉDITO

La Manufacture de l'image assure à ses publications une forte visibilité au sein des réseaux de l'art contemporain.

Partenaires avec d'importants relais d'information, notamment le site ParisArt, chaque titre bénéficie des actions suivantes :

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• COMMUNICATION :

ParisArt annonce nos parutions à l'ensemble des acteurs de l'art contemporain: les FRAC, les centres d’art contemporain, les collectionneurs, les curateurs indépendants et les journalistes.

Ces acteurs sont les meilleurs relais au sein des réseaux d'influence de l'art contemporain. (voir liste)

Ajoutés aux lecteurs inscrits sur ParisArt, c'est au total 80.000 destinataires qualifiés qui sont ainsi informés.

• DIFFUSION :

Plutôt que d'envisager une diffusion pléthorique et inappropriée pour l'art contemporain, notre action est ciblée sur une sélection de lieux reconnus, à même d'assurer à nos ouvrages une véritable visibilité auprès d'un lectorat exigeant :

- Les librairies de musées : Centre Pompidou, Centre Pompidou-Metz, Mac/Val...

- Les librairies de galeries et fondations : Maison rouge, galerie Yvon Lambert, fondation Cartier, Artcurial...

- Les librairies et mediathèques de centres d'art : Les Abattoirs, Le Consortium...

- Les librairies spécialisées : Bookstorming, Ofr, Lazy Dog...

• RÉFÉRENCEMENT :

Nos publications sont également référencées auprès d'un milliers de librairies françaises, FNAC et Amazon et sont disponibles sur commande.

La diffusion est réalisée par CEDIF, la distribution par Daudin.

La Manufacture de l'image a ainsi la conviction que ses publications seront un medium particulièrement adapté pour faire émerger de façon pérenne une proposition artistique de l'actuelle prolifération événementielle.
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Nous communiquons auprès de :




Nous diffusion auprès de :

librairies





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La Manufacture de l'image

113 boulevard Richard-Lenoir
75011 Paris France

+33 (0)1 40 01 04 26
info@lamanufacturedelimage.com

Estuaire

Photographies d'Erwan Balança, textes de Franck Latraube

Préfaces de Jean Blaise et Allain Bougrain Dubourg

Ouvrage publié avec le soutien du Voyage à Nantes, Estuaire et EDF




Erwan Balança, Franck Latraube

Estuaire - Monumentale nature
Avec les oeuvres d'Ange Leccia, l'atelier Van Lieshout, Angela Bulloch, Rolf Julius, Jean-Luc Courcoult, Jimmie Durham, Jeppe Hein, Erwin Wurm, Tatzu Nishi, François Morellet, Daniel Buren & Patrick Bouchain, Mrzyk & Moriceau, Romain Signer, Sarah Sze, Tadashi Kawamata, Kinya Maruyama, Huang Yong Ping, Felice Varini, Gilles Clément


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Le Paysage, l’Art et le Fleuve, était le sous-titre des trois éditions d’Estuaire, construction en trois actes, d’une collection permanente de vingt-huit œuvres sur vingt-deux sites de l’estuaire. Il indiquait une façon – la plus pertinente pour nous – de pratiquer le parcours d’une manifestation artistique plutôt atypique qui accordait autant d’importance aux trois acteurs de l’aventure dont la réussite tiendrait à la justesse de leurs dialogues.

Les artistes ont aimé cette contrainte de créer in situ, de donner du sens au territoire duquel leur œuvre surgissait, ou de tirer leur sens de ce territoire. Cette collection précieuse ne peut être déplacée, elle appartient à jamais à l’estuaire de la Loire et jusqu’à présent nous n’avions pas réussi à montrer ce qu’Erwan Balança et Franck Latraube viennent de faire : à quel point le tout existe aujourd’hui.

Les œuvres sont intégrées à la nature, et la faune progressivement s’y est installée. Les oiseaux sont autant d’acteurs splendides ou ridicules (je pense à mon préféré, ce pauvre Rouge-queue mal repassé) qu’on n’imaginait pas là, si près de nous, vivant leur vie.

La question pourrait se poser de savoir si nous avions le droit d’intervenir une fois de plus dans cette nature bousculée au fil des siècles, déjà transformée par les industries et le port ? Une personne, un jour, sans agressivité, m’a abordé sur le quai des Antilles – alors que Daniel Buren et Patrick Bouchain venaient de réaliser les Anneaux – pour me reprocher de lui avoir volé son paysage : « Je venais ici, avant, parce qu’il n’y avait personne, j’avais la vue libre sur l’estuaire… ». Elle s’est éloignée sans me laisser le temps de lui répondre. Elle m’avait vraiment troublé et fait douter. La création artistique pouvait-elle être nocive ? Elle avait peut-être raison.

Mais je pense, je crois, j’en suis à peu près sûr, j’en suis presque certain, l’art dans la nature, ou se superposant à la nature dans l’espace public urbain, quand il est juste et généreux, est un hommage de l’homme au mystère de la planète. Le besoin de créer, irrépressible, nous console de l’absurdité des événements du monde. Sans lui, nous serions pauvres et tristes.

Jean Blaise
Directeur de la société publique locale Le Voyage à Nantes


26 x 34 cm
144 pages en couleur
couverture souple à rabats
isbn 978-2-36669-005-7
30€

 


Albert Moser à la galerie Christian Berst

Préface de Pierre Joris. Textes de Bernard Noël, Michel Onfray, Clayton Eshleman, Jean-Luc Chalumeau, Franz Kafka,

Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition "Le Mal - now" à l'espace Topographie de l'art, Paris.






Vladimir Velickovic, Ernest Pignon-Ernest, Irving Petlin, Joyce Kozloff, Peter Klasen, Horst Haack, Clayton Eshleman

Le Mal - now
 

Le Mal – oui, je le traduis par evil, et non pas par un simple mal de vivre baudelairien ou par le spleen d’un romantisme tardif.
Le Mal – en fait / infecte / est toujours (en) nous-mêmes, pas l’autre. Car ce qui fait de l’autre l’ennemi, c’est la peur qui dans nos propres têtes cherche un alibi extérieur afin de justifier sa propre avidité.

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Catalogue Moser



Le Mal – est permanent, selon Artaud, & et son contraire est quelque chose de voulu, le résultat d’un acte.
Le Mal – est ce qui continue à essayer de nous faire oublier que l’histoire de l’humanité a été « nettement pluraliste, qu’il n’y a pas de lois générales pour la société – seulement des assentiments culturels, que nous n’avons pas à faire avec de la culture, mais avec des cultures, sauf dans la mesure où nous pensons à tort que le monde fut refait à notre propre image…» (disait Carl Ortwin Sauer, il y a longtemps déjà, en 1940).
Le Mal – dans mon Manifeste nomade j’avais insisté sur le fait que « pureté est racine de tout mal». Le métissage doit être le but – dans le quotidien de nos vies, dans l’art & l’écriture : la vision d’un Grand Collage, l’endroit où trouver et tester tous les mélanges, couleurs terre & mots ciel, les notes de l’est & les rythmes de l’ouest, la lyrique du sud et la syntaxe de la politique du nord.
Le Mal – est l’oubli de l’histoire. Ainsi chaque peinture, chaque poème doit être conscient – eingedenk, dirait Hölderlin – de l’histoire, l’inclure, la rendre visible, la laisser éclater au grand jour. Pardonner, oui, mais ne jamais oublier.
Le Mal – est une ère dominée par les « spécialistes ». Pour cela, l’artiste devrait être le dernier / nouveau généraliste : « pour qui toutes les données sont utiles… explorateur de la connexion ultime » (Robert Kelly), qui résiste & travaille avec

________________________________ la vision-en-résistance / la résistance-en-vision comme modes essentiels de l’action. (La révolution, nous l’avons appris, s’encercle & se mange elle-même, crée des bureaucraties.) Bertolt Brecht disait : «Que sont ces temps où / parler des arbres est presque un crime / puisque c’est faire silence sur tant de mal!» Paul Celan répondait : «Que sont ces temps / où une conversation / est presque un crime, / parce qu’elle inclut tant de choses dites.» J’ajoute : « Que sont ces temps où un président des États-Unis peut définir "la vraie libérté" comme la capacité "d’une personne ou d’une nation de gagner sa vie, de vendre & d’acheter".»

_______ Lorca nous donne une recette toujours valable aujourd’hui, pour tous les arts: « Pour chercher le duende, il n’existe ni carte ni ascèse. On sait seulement qu’il brûle le sang comme une pommade d’éclats de verre, qu’il épuise, qu’il rejette toute la douce géométrie apprise, qu’il brise les styles, qu’il s’appuie sur la douleur
humaine qui n’a pas de consolation, qu’il entraîne Goya, maître dans l’utilisation des gris, des argents et des roses de la meilleure peinture anglaise, à peindre avec ses genoux et avec ses poings dans d’horribles noirs de bitume ; qu’il dénude l’abbé Cinto Verdaguer dans le froid des Pyrénées, qu’il conduit Jorge Manrique à attendre la mort dans la solitude d’Ocaña, qu’il habille d’un costume vert de saltimbanque le corps délicat de Rimbaud, ou donne des yeux de poisson mort au comte de Lautréamont dans le petit matin du boulevard.»

Pierre Joris, le 26 mai 2013
Traduit de l’américain par Peter Cockelbergh

17,5 x 21 cm
64 pages en couleur
Broché à rabats
isbn 978-2-36669-006-4
15€


Image : Peter Klasen / Unfall • acrylique, pigment print et objets • 194 x 146 cm • 2003